les finales UEFA

19 Mai 2004 Göteborg
Valence bat l'OM 2 à 0(1 - 0)

Arbitre Mr Collina (Italie) 40000 Spectateurs
ButsVicente (45' s.p.) Mista (58')
OM Barthez - Ferreira, Beye, Hemdani, Meité, Dos Santos - Flamini (Battles 71e) , N'diaye (Celestini 86e) , Meriem (Gavanon 45e) - Marlet, Drogba Entraineur Anigo
VALENCE Canizares - Curro, Torres, Ayala, Marchena , Carboni - Rufete , Albeda, Baraja, Vicente - Angulo , Mista Entraineur Benitez
Didier Drogba qui a planné sur toute la saison aborde diminué la finale à la suite d'une blessure à la hanche contre Monaco.
Il a explosé les défenses de Liverpool et Newcastle, a usé l'Inter de Milan au match aller et a enthousiasmé la foule marseillaise tout au long de la saison.Contre Valence, mal protégé par l'arbitre Mr Collina, Didier ne pourra contrarier le sort d'un match dont l'épisode principal se situera à la 45 eme minute après que l'OM ai mis son empreinte sur la partie.
En sifflant penalty et en expulsant Barthez, Mr Collina ne laissera pas l'ombre d'un doute sur le résultat final du match.
Une soirée qui commence par une reprise de Waterloo, le vieux tube d'Abba, ne pouvait pas bien se terminer pour les Marseillais.
Sans doute les partenaires d'Hemdani, postés alors dans le tunnel conduisant au terrain, n'avaient-ils pas trop prêté attention au refrain prémonitoire entonné en guise d'animatrion d'avant-mach par une escouade de vieilles gloires locales sur le retour.Il n'empêche.
Quarante-cinq- minutes plus tard, c'en était déjà presque fini des espoirs des Olympiens après l'expulsion de Barthez à la suite d'une sortie mal maîtrisée devant Mista et après que Vicente eut ouvert le score sur penalty pour les Espagnols.
C'était le début de la Berezina...
Les quarante-cinq minutes restant, les Marseillais tentèrent bien d'inverser le cours des événements et de réparer ce que beaucoup d'entre eux considéraient comme une injustice.
En vain.Si l'aggravation du score par Mista avant l'heure de jeu sonna le glas de ses espérances, l'OM n'abdiqua pourtant jamais et réussit malgré tout à s'organiser une sortie plus qu'honorable.
Drogba était impuissant, et mal traité par ses adversaires Espagnols sous l'oeil bienveillant de Mr Collina.
Pourtant l'espace d'une mi-temps amputée du temps additionnel, Marseille avait fait davantage qu'illusion, carrément jeu égal. Une mince consolation qui, ajoutée au parcours exemplaire accompli par les Marseillais depuis le début de l'année, invite l'OM à puiser dans cette aventure européenne inachevée des raisons d'espérer en des lendemains plus aboutis.
A condition, peut-être, de ne pas jouer son année sur un demi-saison et de s'obliger à se lancer dans de folles remontées à l'issue incertaine.
Au-delà de la défaite enregistrée par les Olympiens à Göteborg face à des Espagnols de hauts calibre, se profilent des enseignements plutôt rassurants de cette folle épopée.
L'Action du match: Barthez accroche Mista, penalty, carton rouge et but, la messe est dite


A noter que pour ce déplacement, nous avions en car rempli de 60 personnes et 2 chauffeurs

12 Mai 1999 Moscou
Parme bat l'OM 3 à 0 (2 - 0)

Arbitre Mr Dallas (Ecosse) 61000 Spectateurs
Buts Crespo (25e), Vanoli (34e), Chiesa (55e).
OM Porato - P. Blondeau, Issa, L. Blanc, Domoraud, Edson Da Silva, (T.Camara, 46e) - Brando, Gourvennec, Bravo, Pires - Maurice. Entraineur Courbis
Parme Buffon - Thuram, Sensini, Cannavaro - Fuser, D. Baggio, Boghossian, Veron (Fiore 75e), Vanoli - Chiesa (Balbo 72e), Crespo (Asprilla, 83e) Entraineur MalesaniVingt-cinq minutes d'espoir, et puis le choc de la réalité : Parme fait partie de ces mastodontes européens qui écrabouillent tout sur leur passage.
L'OM n'a pas encore la force nécessaire pour faire le bras de fer jusqu'au bout.
Car, cette fois, sa résistance formidable, exemplaire, n'aura pas duré qu'une demi-heure.
Vingt-cinq minutes superbes où l'intelligence marseillaise ébranle l'implacable machinerie parmesane.
Courbis a mitonné une organisation aux petits oignons avec une défense à cinq qui bloque tous les passages et un milieu compact (Brando, Bravo, Gourvennce, Pires) qui s'approprie tous les ballons avec une voracité de carnassier.
C'est parfait tant que ça peut durer...Et ça durera jusqu'à ce que Laurent Blanc rate ce qu'il ne rate jamais : une passe en retrait à son gardien.
Blanc le modèle, Blanc la vigie, Blanc le rempart... Pour une fois, l'intransigeante faite joueur est prise en flagrant délit d'échec et tout le système s'écroule, entraînant la perte d'une équipe qui, dans ce contexte-là, n'avait pas les moyens de montrer la moindre faiblesse face à un montée de puissance faite de multiples talents et d'une expérience souveraine.
Sur le premier but, avouera un Laurent Blanc dépité, je ne pousse pas assez le ballon de la tête et Crespo s'introduit entre moi et Stéphane Porato. Je suis désolé...
Car lorsque Parme a ouvert le score, cela devenait mission impossible pour l'OM. "
Eh oui, dès lors pour Marseille, c'est le début de la fin.
Son jeu s'effiloche à mesure que celui de Parme se met en place de façon impressionnante.
Comme il n'est plus question de faire de la résistance, l'OM joue un autre jeu qui laisse alors beaucoup de liberté à l'adversaire.
Celui-ci découvre petit à petit une formation disloquée qui a de moins en moins de points de repère.Les moyens des uns éclatent ainsi à la face des autres avec une évidence terrible.
Les individualités parmesanes, toutes d'un niveau supérieur, expriment à l'unisson le potentiel d'un collectif implacable.
Il n'y a rien à dire.
Parme paraît bien plus fort, superbement organisé et animé d'un esprit conquérant démoniaque.Parme est une équipe faite pour gagner, lance Lilian Thuram, tandis qu'Alain Boghossian ajoute : Nous étions plus forts, tout simplement. Et cette force se déroule avec une fluidité et une régularité qui n'étonnent plus personne. Marseille doit faire front pour ne pas céder. Mais lorsque Fuser, aux alentours de la 35e minute, active le compas de ses jambes sur le flanc droit, on pressent une catastrophe. Son centre au deuxième poteau trouve la tête de Vanoli qui ajuste presque géométriquement le ballon dans le coin gauche du but de Porato.
Désormais, il n'y a plus rien à espérer. Il reste seulement à éviter une débâcle que le troisième but de Chiesa (55e), sur une ouverture astucieuse de Veron, fait pressentir encore plus fort.
Heureusement que les Marseillais se serrent les coudes et que les Parmesans n'en rejoutent pas, car l'addition aurait été encore plus lourde.
La défaite de l'OM était depuis fort longemps inscrite dans l'ordre des choses.
© 1997   BRUNO 
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